Avant d’aller à Anuncio, j’avais un désir très fort d’aller annoncer dans la rue celui qui me rend heureux. 
Je n’ai pas été déçu ! De toutes les rencontres que j’ai faites au festival de Cannes, j’en retiendrai une qui montre qu’à travers l’évangélisation, c’est le Seigneur qui agit : une cannoise qui, après notre rencontre a accepté de rentrer dans l’église paroissiale de ND de bon voyage pour la veillée alors qu’elle n’y avait pas mis les pieds depuis longtemps.
Charles, 23 ans.
Après tout un après midi de galère, je n’avais vraiment plus du tout envie d’évangéliser. Et rien qu’en pensant à la soirée qui s’annonçait, je ne me sentais plus capable ni de sortir dans la rue ni d’aimer les gens que j’allais rencontrer. J’avais notamment discuté avec un clown qui m’avait fait deux coeurs en ballons, un moche et un beau, m’expliquant que pour l’instant mon coeur était le moche, parce qu’«emprisonné dans la religion»… Pendant le diner, je m’énervais contre Dieu qui ne m’avait même pas donné le moindre petit signe que mon après midi avait servi à quelque chose. Mais, juste avant la veillée (ô joie !), on s’aperçut que le clown était revenu pendant notre absence, et avait laissé une fleur et un (beau !) coeur en ballon au pied de l’autel en remerciant le prêtre qui était là pour le témoignage de joie de ses missionnaires.
Ophélie, 19 ans.
Avec mon binôme on a rencontré Julien, un acteur-réalisateur qui venait à Cannes pour faire la promotion de son cours métrage. Ce qui m’a marqué c’est qu’on a eu un échange très profond; son projet de vie était de vivre dans la vérité. C’est lui qui menait la discussion, et il nous lâchait pas, alors qu’il pleuvait et qu’il y avait beaucoup de vent.
Noémie, 22 ans.
Je ne sais pas combien il y a de millions de personnes à Cannes, mais dans le WE j’ai rencontré à deux moments différents 4 personnes de mon école d’ingé! J’ai donc fait quelque chose que je n’aurais jamais fait auparavant: j’ai pu leur dire, sans complexe, sans honte et sans remords, ce que j’étais en train de faire, c’est à dire vivre ma foi. Je l’ai pas caché. C’était la première fois que je le faisais en regardant la personne droit dans les yeux et en souriant. Et annoncer sa foi à des proches qui nous connaissent bien, c’est plus difficile que de le dire à des inconnus… Pour résumer toutes les choses extraordinaires qui se sont passées pendant cette mission, il y a un avant et un après Anuncio dans ma manière d’être chrétien.
Alexandre, 25 ans.
C’était une grand-mère cannoise, Laura, assise en face du Palais des Festivals. Elle disait qu’elle avait perdu ses enfants. A la suite de leur décès, elle avait quitté l’Eglise. Mais elle a été touchée par notre discussion et elle a accepté de nous suivre jusqu’à l’église de ND de Bon Voyage; on a prié avec elle pendant 3/4 d’heure. Elle revient vers le Seigneur après ces blessures! C’est beau de voir ça.
Pierre, 33 ans.



